On dit que les paroles s'envolent et que les écrits restent. C'est pourquoi j'assume entièrement, tout ce que je dis ou écris, que ce soit ici ou ailleurs. Mes mots sont parfois crus, plus souvent qu'autrement pesés, mais rarement gratuits. Tant que je ne serai pas censuré juridiquement parlant, je vais continuer de m'exprimer, et ce, sur tout et sur rien.
Ce n'est pas le fruit du hasard, si je nomme personne ou presque dans mes textes. Je fais présentement face à une tempête, que j'ai moi-même causée, tout ça découlant d'un problème de perception. Tant qu'à être dans le vif du sujet, on va faire les choses en grand.
Oui les mots choisis sont d'une importance capitale, mais le sens qu'on veut leur donner l'est tout autant.
Exemple: j'aime beaucoup l'humour. Parfois, certains numéros ou gags pris hors contexte, peuvent attirer des critiques injustifiées. C'est le cas, entre autre, d'un numéro de Jean-François Mercier, sur les personnes handicapées. Au tout début de sa prestation, il dit: "moi sérieusement les infirmes chu pu capable...ça travaille pas, ça sert à rien, ça chiale tout le temps, pis ça nous coûte cher en plus. Nenon, moi ces ostis là, je vais les respecter, quand ils vont être capable de se tenir debout".
Cette introduction met la table à un numéro qu'il fait en duo avec Dave Richer, une humoriste/comédien/conférencier, qui est lui-même atteint d'un handicape, depuis qu'il a manqué d'air au cerveau, à sa naissance.
La conclusion du sketch va comme suit: "Bien tu vois, c'est encore moi qui avais raison...crisse que vous nous coûtez cher les ostis d'infirmes".
Imaginez ces phrases prisent hors contexte. Imaginez un instant quelqu'un qui tombe sur le script du dialogue et qui ne voit pas l'ironie ou le 2e degré. Juste avec ces quelques lignes, il serait facile de tomber dans la malhonnêteté, en prétendant que J-F Mercier, alias le gros cave, méprise les gens invalides ou inadaptés sociaux.
Pourtant, c'est un peu ce qui est arrivé à Mercier, au Bye-Bye de 2008. Certains ont mal interprété ces propos ou n'ont tout simplement pas compris le vrai sens de son humour. En fait, ce personnage s'inspire beaucoup d'Yvon Deschamps. Vous savez, cet icône qui disait souvent tout haut, ce que la grande majorité pensait tout bas. Il s'amusait aussi à provoquer la réflexion, lorsqu'il disait le contraire de ce qu'il pensait vraiment. Il utilisait régulièrement le sarcasme. Est-ce que monsieur Deschamps s'attirait les foudres des journalistes après ces spectacles? Pas du tout.
Est-ce à dire que, en présence des mêmes paroles, des mêmes expressions sur un même sujet, venant de la part de quelqu'un comme Yvon ça passerait comme une lettre à la poste, mais venant d'une autre personne ça ferait un scandale? Je crois que la réponse est oui.
Qu'est-ce que ça signifie alors? Lors d'un problème de perception ou d'interprétation, est-ce le messager qui est en cause, le message en lui même ou tout simplement le destinataire qui comprend ce qu'il veut bien comprendre? Plus souvent qu'autrement, c'est le 3e choix.
Il faut arrêter de tout prendre au pied de la lettre. Le jugement est malheureusement une vertu qui n'est pas donné à tout le monde. La vie est trop courte pour s'arrêter à chaque petit mot, chaque virgule, chaque intonation.
Je me dégage de toute responsabilité, concernant votre interprétation ainsi que votre perception, lorsque vous lisez mes textes. Ce qui est écrit le restera, mais tout peut être défendable, surtout grâce à des raisonnements solides. Vos arguments valent les miens. La zone grise ne m'a pas toujours été favorable, mais comme ce blogue est ma propriété intellectuelle, toute reproduction, copie ou distribution sans mon consentement, pourra être passible de sanction...on en est rendu là :-(
Je dédie cette pièce, à tout ceux que j'aimerais voir rester dans ma vie et ce, malgré nos différences et nos divergences d'opinions.
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