samedi 31 décembre 2011

La perception et l'interprétation, la suite. Je persiste et signe.

On dit que les paroles s'envolent et que les écrits restent. C'est pourquoi j'assume entièrement, tout ce que je dis ou écris, que ce soit ici ou ailleurs. Mes mots sont parfois crus, plus souvent qu'autrement pesés, mais rarement gratuits. Tant que je ne serai pas censuré juridiquement parlant, je vais continuer de m'exprimer, et ce, sur tout et sur rien.

Ce n'est pas le fruit du hasard, si je nomme personne ou presque dans mes textes. Je fais présentement face à une tempête, que j'ai moi-même causée, tout ça découlant d'un problème de perception. Tant qu'à être dans le vif du sujet, on va faire les choses en grand.

Oui les mots choisis sont d'une importance capitale, mais le sens qu'on veut leur donner l'est tout autant.

Exemple: j'aime beaucoup l'humour. Parfois, certains numéros ou gags pris hors contexte, peuvent attirer des critiques injustifiées. C'est le cas, entre autre, d'un numéro de Jean-François Mercier, sur les personnes handicapées. Au tout début de sa prestation, il dit: "moi sérieusement les infirmes chu pu capable...ça travaille pas, ça sert à rien, ça chiale tout le temps, pis ça nous coûte cher en plus. Nenon, moi ces ostis là, je vais les respecter, quand ils vont être capable de se tenir debout".

Cette introduction met la table à un numéro qu'il fait en duo avec Dave Richer, une humoriste/comédien/conférencier, qui est lui-même atteint d'un handicape, depuis qu'il a manqué d'air au cerveau, à sa naissance.

La conclusion du sketch va comme suit: "Bien tu vois, c'est encore moi qui avais raison...crisse que vous nous coûtez cher les ostis d'infirmes".

Imaginez ces phrases prisent hors contexte. Imaginez un instant quelqu'un qui tombe sur le script du dialogue et qui ne voit pas l'ironie ou le 2e degré. Juste avec ces quelques lignes, il serait facile de tomber dans la malhonnêteté, en prétendant que J-F Mercier, alias le gros cave, méprise les gens invalides ou inadaptés sociaux. 

Pourtant, c'est un peu ce qui est arrivé à Mercier, au Bye-Bye de 2008. Certains ont mal interprété ces propos ou n'ont tout simplement pas compris le vrai sens de son humour. En fait, ce personnage s'inspire beaucoup d'Yvon Deschamps. Vous savez, cet icône qui disait souvent tout haut, ce que la grande majorité pensait tout bas. Il s'amusait aussi à provoquer la réflexion, lorsqu'il disait le contraire de ce qu'il pensait vraiment. Il utilisait régulièrement le sarcasme. Est-ce que monsieur Deschamps s'attirait les foudres des journalistes après ces spectacles? Pas du tout.

Est-ce à dire que, en présence des mêmes paroles, des mêmes expressions sur un même sujet, venant de la part de quelqu'un comme Yvon ça passerait comme une lettre à la poste, mais venant d'une autre personne ça ferait un scandale? Je crois que la réponse est oui.


Qu'est-ce que ça signifie alors? Lors d'un problème de perception ou d'interprétation, est-ce le messager qui est en cause, le message en lui même ou tout simplement le destinataire qui comprend ce qu'il veut bien comprendre? Plus souvent qu'autrement, c'est le 3e choix.
Il faut arrêter de tout prendre au pied de la lettre. Le jugement est malheureusement une vertu qui n'est pas donné à tout le monde. La vie est trop courte pour s'arrêter à chaque petit mot, chaque virgule, chaque intonation.

Je me dégage de toute responsabilité, concernant votre interprétation ainsi que votre perception, lorsque vous lisez mes textes. Ce qui est écrit le restera, mais tout peut être défendable, surtout grâce à des raisonnements solides. Vos arguments valent les miens. La zone grise ne m'a pas toujours été favorable, mais comme ce blogue est ma propriété intellectuelle, toute reproduction, copie ou distribution sans mon consentement, pourra être passible de sanction...on en est rendu là  :-(

Je dédie cette pièce, à tout ceux que j'aimerais voir rester dans ma vie et ce, malgré nos différences et nos divergences d'opinions.



vendredi 23 décembre 2011

Parenthèse télévisuelle

Ce matin, en me levant, je suis tombé sur un petit bijou de la télé. Ça faisait longtemps, que je n'avais pas été aussi captivé par une émission. 

Vous aimez la psychologie? Vous êtes capable de regarder un documentaire de 2 heures? (Avec ces 2 seuls aspects, je viens de perdre 95% de mes lecteurs...) Vous doutez encore du pouvoir des télédiffuseurs sur notre vie ou nos décisions? Vous n'avez aucune idée à quel point l'homme peut être influençable, dans des conditions données?

Vous devez absolument vous brancher ou enregistrer Canal D, ce jeudi 5 janvier 2012 à minuit.

Voici ce qu'on retrouve comme synopsis sur le site internet de cette chaine ---> "Ce documentaire-choc reprend le principe d'une expérience menée dans les années soixante sur l'autorité et l'obéissance. Le journaliste et réalisateur Christophe Nick a créé, avec une équipe de psychologues, un jeu où les participants peuvent envoyer des décharges électriques à un candidat. L'objectif du réalisateur : découvrir jusqu'où peut aller le pouvoir de la télévision. Sous l'influence d'une animatrice et des caméras, 81 % des gens accepteront de se soumettre à des règles inhumaines..."

Le documentaire en question s'intitule ---> Le jeu de la mort.
http://www.canald.com/emissions/docu-d/505513782-le-jeu-de-la-mort/

Ne jamais sous-estimer le pouvoir des médias.

Je vous recommande fortement, de visionner cet épisode de Docu-D.

De plus en plus, on a l'impression que la convergence pourrait nous amener, si ça continue, à changer le cours de l'histoire. Un lien qui tombe bien, avec le titre de ma dernière découverte.


mardi 13 décembre 2011

Paresse intellectuelle? Oui et non.

Je dis ça, car je ne suis pas l'auteur des lignes qui vont suivre. C'est une cousine à moi, qui a trouvé cette montée de lait, je ne sais trop où, et qui l'a copié sur son mur face de bouc. Me semble que ça aurait mon genre, d'écrire cette complainte. Mes amis facebook peuvent arrêter la lecture ici, car j'ai déjà fait paraître ce texte sur mon mur à moi aussi. Je ne suis pas responsable des fautes de français, car j'ai voulu laisser l'oeuvre dans son intégralité.

Pour les autres, avant d'aller plus loin, j'aimerais ajouter ceci, afin de relativiser ma position, tout comme je l'ai fait sur mon profil.

Nous sommes les seuls à blâmer, dans ce triste constat. Les hautes instances et l'intelligentsia plient pour 2 ou 3 tatas fanatiques, et il est beaucoup plus là, le vrai problème.


ATTENTION AUX OREILLES CHASTES ET PURES je ne serai pas délicat dans mes mots...on va parler comme un vrai QUÉBÉCOIS...je vais probablement passer pour un raciste...mais savez-vous quoi ?.....JE M'EN CALICE !

Il est temps que quelqu'un dise tout haut ce que tout le monde pense tout bas et ce message s'adresse à ...vous.....JUIFS, MUSULMANS ET TOUTES LES AUTRES RELIGIONS qui brimez la religion catholique, ceux qui ont foi en cette religion et nos traditions québécoises. Je suis athée et je ne fais pas chier le peuple avec ça.....ce n'est pas parce que je ne crois pas en Dieu que je dois mettre de côté les traditions et les valeurs qu'on m'a appris.

La fête de Noël n'est pas une RELIGION....mais un ÉVÉNEMENT ! Noël existe depuis que le monde est monde....et n'est-ce pas en Israël que le tout a commencé ? Vous quittez vos pays parce que la guerre, la haine, la mort y règnent. Vous venez vous établir ici dans NOTRE PAYS, pour pouvoir fuir tout ça et vivre heureux, en santé et à l'abri de tout ça. On vous donne tout ce dont vous avez besoin pour vous aider à vous intégrer ici même dans NOTRE PAYS. On vous donne un toit, de la nourriture, de l'argent, on vous inscrit à l'école pour apprendre la langue, on vous aide à acquérir de meilleures connaissances de NOTRE PAYS, vos études sont payées, afin de faciliter votre intégration sur le marché du travail. Mais à vous entendre....ce n'est pas encore ASSEZ ! Moi c'est à vous que je dis C'EST ASSEZ........assez de vouloir changer nos traditions et nos coutumes, assez de brimer nos droits et libertés parce que c'est contraire à votre religion, assez de nous traiter de racistes parce qu'on aime pas votre façon de faire.

Pourquoi venez-vous dans notre pays si c'est pour tenter de le changer à l'image du pays que vous avez fuit ? C'est nous qui vous offrons l'hospitalité, alors à vous de vous conformer à nos traditions et nos coutumes. Lorsqu'un étranger s'établit dans votre pays, il doit se convertir à vos traditions, à vos coutumes et celui qui ne les respecte pas...peut être passible de mort...dans certains pays. Et nous QUÉBÉCOIS devrions vous laissez tout changer sans rien dire ?

ASSEZ C'EST ASSEZ ! Retournez dans votre pays si nos traditions et nos coutumes vous déplaisent tant que ça.....vous me faites chier à vouloir tout changer.......ça suffit osti.......RESPECTEZ NOS VALEURS ! Vos femmes peuvent aller voter en portant le voile, vous porter vos armes sur vous, on vous a donné des espaces pour prier..........MAINTENANT CALICEZ NOUS LA PAIX AVEC NOËL.... Si on veut mettre un sapin de Noël on va en mettre un, si on veut décorer la ville entière pour Noël, on va le faire. Si on a envie de crier NOËL partout on va le crier, si nos enfants on envie de parler de Noël à l'école, ils vont le faire..... RESPECTEZ NOUS SI VOUS VOULEZ QU'ON CONTINU À VOUS RESPECTER....

Qui sont les plus racistes d'après-vous ? VOUS....musulmans, juifs et les autres.....car vous voulez changer notre image !......Un raciste est une personne qui n'aime pas les gens d'une autre nationalité.......n'est-ce pas une forme de racisme ce que vous faites ? NOËL, joyeux NOËL, arbre de NOËL, cadeaux de NOËL, décorations de NOËL, couronne de NOËL, bûche de NOËL, souper de NOËL veille de NOËL lendemain de NOËL, cantiques de NOËL....... Y'en a tu assez pour dire que je trouve inconcevable les gens qui viennent ici dans MON pays et ME faire enlever le mot NNNOOOËËËLLL dans tout.......Mettons NOS culottes pour conserver NOS coutumes.....

Merci à l'auteur inconnu, pour le divertissement.

À voir certains extrémistes aller, on dirait que Noël est plus associé aux forces du mal, qu'à la naissance du Christ...
En passant, tout comme l'auteur de ce "document", je suis athée, moi aussi. Mon allégeance religieuse n'a donc rien à voir avec ma position.




lundi 12 décembre 2011

La perception et l'interprétation: deux mots possiblement assez forts, pour déclencher des guerres.

Ça fait déjà quelques semaines que j'ai pondu cette phrase, mais j'ignorais par où débuter pour aborder le sujet, tellement les occasions et les exemples pleuvent. Pourtant, à la base, ce ne sont que deux mots; un amalgame de lettres, placées dans un ordre choisi, qui déterminent une prononciation et une définition. Si seulement ça pouvait s'arrêter là.

Malheureusement, il faut vivre avec au quotidien. Que ce soit au travail, dans le couple, avec la famille, entre amis, bref, ça peut rapidement devenir un fléau, surtout si la communication n'est pas au poil. Il s'agit parfois d'une virgule au mauvais endroit, un mot mal placé dans une phrase, une intonation ambigüe, bref, un rien peut faire déraper une discussion.

Est-ce à dire qu'il faudrait toujours marcher sur des oeufs lorsqu'on s'exprime, que ce soit par écrits ou en paroles? Évidemment non. La spontanéité a encore sa place. Tourner sa langue 7 fois avant de parler c'est bien beau, mais ça peut conduire à des dialogues qui n'aboutissent jamais. À la limite, ça peut même mener à l'hypocrisie.

J'ai eu ma part de problèmes, à mal être interprété et ce n'est pas demain que ça va arrêter. Plus souvent qu'autrement, ça m'arrive dans mes écrits, surtout dans les courriels et les textos. C'est probablement pour ça, que ça me frappe autant; avant, je n'envoyais presque pas de courriel, encore moins de texto. Pourtant, la plupart du temps, je me relis, une ou deux fois, dépendamment à qui le message est destiné. Mais encore là, je ne suis pas à l'abri de la perception du lecteur.

Le problème avec les écrits, c'est le délai qu'il y a entre les différentes étapes:
l'envoi du message initial,
la réception de celui-ci,
la lecture du destinataire,
la perception de ce dernier,
la composition de sa réponse,
un second envoi, cette fois de sa part,
etc

Les minutes, les heures, les jours qui peuvent s'écouler entre les lectures, peuvent vraiment nous être fatals. Il suffit que la personne ne réponde pas immédiatement, qu'elle rumine du négatif à cause d'une mauvaise interprétation ou perception et le tour est joué. On peut en avoir pour des heures, des jours et même parfois des semaines, à essayer de récupérer le malentendu.

Qu'on interprète à tort un courriel ou un texto c'est une chose, mais que notre patron interprète une convention collective à son avantage, tout ça à cause des zones grises, il y a des maudites limites. C'est bien là la preuve que tout peut être interprété; éditoriaux, texte de loi, constitution, contrats, etc.

Dans le cas précis qui me regarde, qui dois-je blâmer? L'employeur qui ne fait qu'exploiter les failles d'une convention bâclée ou mes délégués syndicaux, qui n'ont pas su mettre des balises plus strictes et plus définies? Peu importe la réponse, j'ai du ressentiment envers les deux parties.

Cette position de mon employeur me fait assez chier pour tout remettre en question. Imaginez maintenant à l'échelle mondiale, ce que l'interprétation et la perception peuvent entrainer comme résultats. Ma guerre à moi est à très petite échelle, mais lorsque plusieurs dirigeants d'entreprises réservent la même médecine à plusieurs employés salariés, ça peut facilement dégénérer en grèves, en désobéissance civile et j'en passe.

Tout ça pour une virgule mal placée, un mot manquant, un paragraphe qui en contredit un autre.

En conclusion, la spontanéité dans les discussions en temps réel, oui, n'importe quand. Par contre, dans les écrits, que ce soit officiels ou non, c'est à éviter le plus possible.

La morale de l'histoire? Ce n'est plus tourner sa langue 7 fois avant de parler qu'on devrait utiliser comme expression, mais bien se relire 7 fois avant d'imprimer ou d'appuyer sur le bouton "envoyer". Les temps changent, les expressions devraient suivre elles aussi...


lundi 28 novembre 2011

Lorsque le gibier ne suffit plus...

J'ai retrouvé cette nouvelle, vieille de plusieurs années, et j'ai décidé de la partager avec moi-même et mon blog. J'ai essayé de respecter l'original le plus possible, mais les temps de verbe laissent souvent à désirer. Ça va comme suit:

"Je ne vais plus à la chasse. J'ai mes raisons. Il y a bien des gens à qui elles ne paraîtraient pas suffisantes, mais elles le sont amplement pour moi.
Ce n'est pas parce que j'ai perdu le goût de tuer. Je suis encore capable de presser la détente, dans ce bref intervalle, situé entre une inspiration et un battement d'artère, pour que le coup atteigne le but. Mais je ne chasse plus.

Trop de souvenirs pénibles demeurent, de la dernière fois où je suis allé à la chasse. C'était la saison du chevreuil, de l'orignal et du meurtre, et moi, Séb le "Bed", j'étais le gibier, au lieu d'être le chasseur.

Nous campions à 5 cet automne là: mon frère cadet, Patrice et son impulsive blonde, Alexandra. Vincent, qui avait possédé la moitié de la ferme de Gaston, "La vache qui rit", avant que je lui rachète sa part, il y a quelques années. Pour finir avec mon assistant P-O, rempli d'énergie et d'idées géniales.

C'était une période de sécheresse. Le soleil n'avait cessé d'embrasser les Laurentides depuis le début de l'automne. Il suffisait de regarder les feuilles rousses cramponnées aux chênes rabougris, pour qu'elles se mettent à crépiter. Les brindilles sèches et les cailloux roulaient sous les pas, et les moindres mouvements avaient des résonances d'avalanche. Chasser était une tâche rude et éprouvante.

Un jour, en fin d'après-midi, déprimé par ces conditions peu favorables à la chasse, et avide d'un vent de fraîcheur, je pris mon matériel de pêche et je descendis jusqu'au torrent de Greta. Une fois mon panier plein de truites, je retournai vers le camp. Je venais d'atteindre le faîte d'une petite combe parsemée de sapins, quand une balle s'encastra dans un tronc d'arbre, à 30 centimètres de ma tête. L'écorce vola en éclats et une cicatrice blanche apparut sur ce dit tronc. J'entendis le fracas de l'explosion, comme mon plongeon m'amenait de concert avec le sol dur et sec. La seconde balle attaqua férocement le panier d'osier sur ma hanche. Je tentai de m'aplatir le plus possible et de ramper derrière l'arbre. J'avais machinalement calculé le temps qui séparait l'arrivée de la balle, de la détonation. À mon avis, le type qui avait la détente aussi facile, devait se trouver tout au plus à 200 mètres. Un ruban de fumée bleuâtre s'envola au-dessus de la pointe rocheuse à ma droite, confirmant ma supposition.

"Encore un de ces idiots, qui tire sur tout ce qui bouge" ai-je conclu, paniqué.

Quand vous allez régulièrement à la chasse, vous entendez souvent parler de chasseurs qui se sont trouvés du mauvais côté d'un fusil étourdi. Je m'étais juré, que si jamais je rencontrais un de ces types qui tire d'abord et regarde ensuite, je lui enverrais en retour, une bonne bourrée de plomb, pour lui apprendre à vivre. C'est ce que j'avais dit. Mais voilà, je me trouvais là, nanti d'une ridicule canne à pêche faisant office d'arme, et sans autre protection, contre une mort brutale, ainsi que 20 centimètres de sapin comme bouclier. J'étais dans une mauvaise passe et je ne pouvais qu'attendre.

Quand ce Luc à la tête folle prendrait le sentier, pour voir s'il avait abattu un chevreuil ou braconné une biche (il était interdit de tuer une biche, allez savoir pourquoi...), je lui secouerais les puces.

 J'attendis donc. Je restai immobile, pendant ce qui me parut au moins une heure. Qu'arriva-t-il? Rien. Pas un mouvement, pas un bruit.

J'étais maintenant dans une fureur noir. La forêt grouille de types, qui sont prêts à lâcher une décharge ou deux, sur une ombre qui bouge. S'ils ne voient ou n'entendent rien ensuite, ils haussent les épaules, se disent que ce n'était que l'effet du vent et laissent une bête blessée, en proie aux affres d'une longue agonie.

Néanmoins, je voulu m'assurer que le gars était bien parti. Je me retournai, toujours collé au sol, et je m'arrangeai pour percher ma casquette à carreaux rouges, au bout d'un bâton. Je l'exposai avec prudence, à un endroit où elle était bien visible, en plein soleil. Je fis des signaux à mon "ami" sur la crête, mais rien. Pas de réponse. Il devait être parti, me dis-je. Je sortis de ma cachette et je me penchai pour ramasser la canne à pêche, que j'avais un peu abandonné à son sort, dans l'aventure.

Une détonation claqua.

J'eus un sursaut et je virevoltai en travers du sentier, les mains crispées sur mon front, qui transpirait la souffrance. Je m'affaissais dans une dépression, envahie par les broussailles. Je sentais le sang chaude dégouliner à travers mes doigts. Je m'essuyai les yeux sur ma manche et contemplai mes mains ensanglantées avec incrédulité. Je sentais encore, je pouvais voir, bref je n'étais pas mort. Le plomb avait propulsé une traînée de débris dans la roche. J'avais été aspergé par des fragments, arrachés à sa surface. C'était tout, mais c'était assez.

Il y avait là-haut sur cette corniche, quelqu'un qui m'avait délibérément pris pour cible. Quelqu'un qui avait attendu, avec une patience féroce, que je me montre à nouveau. Quelqu'un qui avait des intentions meurtrières, avait vu le fanion rouge de ma casquette s'agiter, comme pour lancer un message...

"Attention, me voilà!"

Le sang continuait à me couler dans les yeux. des guêpes, attirées par l'odeur douçâtre et par le mouvement, bourdonnaient autour de ma tête. Je me serrai le crâne entre les doigts, dans un effort surhumain, pour dominer le spasme de peur paralysant, qui me secouait tout entier.

Séb le "Bed".

Là-haut, sur la corniche, maintenant bien à l'abri, le meurtre guettait son heure. Le meurtre...sans visage, sans nom, anonyme dans tous les sens du terme, mais avec une volonté implacable. Cela n'a rien d'agréable, de savoir qu'un individu veut votre mort. Mais qui? Ce n'est que lorsque je me suis posé sérieusement la question, que la terreur m'envahit complètement. Je ne passais dans les Laurentides, qu'une fois par an, pour la saison de la chasse. Peu importait aux gens d'ici que je sois mort, vif ou lépreux.

Personne ne s'intéressait à moi, sauf mes quatre compagnons de voyage. Lequel d'entre eux voulait ma tête? Mon frère Pat? Il avait un sale caractère lorsqu'il était gamin, mais cela lui avait passé depuis longtemps. Maintenant, il était facile à vivre, aimable et tolérant. Sa blonde Alex? Avec son intelligence et sa gaieté? À mes yeux, le rire, la joie de vivre et le meurtre s'accordent mal ensemble. Vincent alors? Lent et réfléchi dans ses geste, ses paroles et sa pensée...mais entêté comme une mule, une fois qu'il avait pris une décision. Si c'était Vincent, il n'abandonnerait jamais. P-O? Ambitieux et franchement dépourvu de scrupule, qu'on ne pouvait pas lui en tenir rigueur. Je devais m'attarder sur le "sans scrupule", c'était un fait. C'est obligatoirement l'un d'entre eux, mais lequel???

Il y avait un moyen de le découvrir; je pouvais attendre que l'assassin s'en aille. Tôt ou tard, si je ne bronchais pas, il penserait que j'étais mort et retournerait au camp. Trois personnes m'y attendraient, mais le quatrième ne penserait pas me revoir...vivant. Si j'abattais mes cartes astucieusement, en les observant de près, peut-être surprendrais-je le meurtrier? J'attendis une heure, puis je m'écartai de l'arbre en laissant mes jambes à découvert. Rien ne se produisit. J'émergeai un peu plus par en avant. Toujours rien. Alors, je me levai d'un bond et couru vers l'abri le plus proche, un amoncellement de roches à une centaine de mètres de là. Pas de coup de feu. Le malfrat était parti. Je descendis au fond de la gorge en m'abritant derrière les rochers. Je serais allé plus vite sur le chemin, mais mon ennemi aurait pu me repérer et finir son oeuvre. D'ailleurs, je ne tenais pas à revenir au camps par le sentier; je voulais que personne n'apprenne mon retour avant que je sois prêt.

En approchant du camp, je me faufilai dans l'ombre d'un bouquet de sapin, puis j'avançai. Le feu flambait d'une manière hospitalière. Tous paraissaient joyeux, mais en même temps normaux. Je les regardai de loin, entrer et sortir du cercle de clarté, espérant déceler chez l'un d'eux, quelque chose d'inhabituel...une gêne quelconque, un malaise.

C'était un bel emplacement, pour un camp. Nous nous trouvions à quelques kilomètres de la ferme de Patrice et Alexandra. Leur maison était très confortable, mais nous aimions tous le grand air, même Alexandra, bien qu'elle eut été élevée dans une grande ville. Elle paraissait tout à fait dans son élément ici, toujours aussi séduisante, même en jeans et en chemise carreautée.

La Fourche du Diable décrivait là une boucle très allongée, laissant une péninsule de prairie ombragée par des sapins et des chênes. J'avais toujours aimé cet endroit, mais maintenant, je regrettais que nous n'ayons pas pris nos quartiers à la ferme même. Un téléphone à portée de la main n'aurait pas été de trop. J'aurais pu téléphoner à mon père, sans avoir à répondre à des questions embarrassantes. Mais, admettons que je lui téléphone...qu'avais-je à lui dire? Que j'avais failli hériter d'une bourrée de plombs, expédiée par un type qui voyait du chevreuil partout? Je n'obtiendrais de mon père qu'un rire homérique. Je n'avais aucune preuve preuve concluante à lui présenter. Peut-être allais-je pouvoir en obtenir, pensais-je. J'attendis qu'ils fussent tous occupés à une tâche quelconque, puis, en guettant le moindre signe de surprise, je sortis de l'ombre.

Quatre visages bien connus se tournèrent vers moi. L'un d'eux témoignait d'une stupeur incrédule: Patrice se leva d'un bond, renversant la cafetière dans le feu. La vapeur, rouge devant la lumière du feu, se répandit en nuage, accompagné d'un certain sifflement, transformant mon frère en personnage démoniaque.

"Séb!" hurla-t-il. "Bon dieu, Séb!"

Oh non, me suis-je dit. pas Patrice? Pas mon petit frère? Puis, ils m'entourèrent , parlant tous en même temps. Alexandra répétait sans cesse, une note d'hystérie dans la voix:

"Je vous avais bien dit qu'il fallait aller à sa recherche! Je vous l'avais bien dit!"

La voix traînante de Vincent, cette voix de l'ouest, était relativement calme, mais il n'en était pas de même pour sa main qui serrait mon bras.

"Vous êtes gravement atteint, mon petit?"

P.-O. était incrédule.

"Ma parole! Mon vieux, tu as l'air d'avoir disputé ton scalp à un apache. Qu'est-ce qui t'est arrivé?"

J'ai oublié de mentionner un détail, avant de débuter l'histoire: j'étais assez paresseux au CÉGEP, ce qui fait que, pour l'instant, il n'y a pas de fin à cette nouvelle ;) J'espère que vous ne m'en voudrez pas trop. Je ne dis pas que je vais la laisser comme ça, mais en attendant, laissez aller votre imagination à votre guise.





mercredi 9 novembre 2011

Meubler l'insomnie

Pour une raison qui me regarde, je n'arrive pas à dormir. Je suis arrivé du soccer à 22:45, et l'adrénaline est encore plus ou moins présente. Il y a des nuits comme ça. Par chance, ce n'est pas coutume pour moi. Reste que, quand le hamster pédale à tout rompre, il n'y a rien à faire pour arrêter la machine. C'est là que l'écriture entre en jeu. Contrairement à d'habitude, je m'en servirai comme d'un somnifère, au lieu d'un exutoire.

Je n'ai pas l'intention d'y passer la nuit, mais je vais exposer mes prochains sujets, histoire de préparer le terrain, afin de me forcer à venir plus souvent. Non pas que mon public le réclame (comme en font foi mes statistiques ridicules), mais bien parce que je veux continuer à développer cet engouement pour la composition. J'accorde beaucoup d'importance à la langue française, et si je veux continuer de bien la parler, je dois savoir comment l'écrire.

J'ignore dans quel ordre j'aborderai les sujets, mais ça n'a pas trop d'importance. L'inspiration décidera d'elle même.

"La passion versus la raison". Je vous laisse deviner la suite. Il n'y aura probablement rien de très croustillant, ça ne sera pas non plus de l'autobiographie, mais bien le regard de quelqu'un qui se pose des questions, tout simplement.

"Le blog est aux lecteurs, ce que la téléréalité et aux téléspectateurs". J'ai déjà été fan de Loft Story, je l'avoue. Assez pour chercher les scoops dans un forum de discutions. À l'heure où près de 1 555 000 fidèles étaient devant leur téléviseur, je crois que ce sujet est pertinent. Non pas que j'aime cette émission, mais comme plusieurs hommes, je l'écoute un peu pour faire plaisir à ma copine. Je justifierai pourquoi je ne vois pas ça comme du voyeurisme.

"Les indignés ou les insurgés?" Si le début de l'hiver n'est pas trop dur et si les vents ne sont pas trop violents, nous pourrions les voir encore pour quelques semaines, détériorer le paysage du Jardins Saint-Roch. Je crois en la cause, mais pas dans leurs façons de faire.

"La perception et l'interprétation: deux mots possiblement assez forts, pour déclencher des guerres".

Voilà. Pour l'instant ce sera tout. Comme il n'y a pas d'ordre précis et comme je suis imprévisible, il se pourrait que mon prochain n'ait aucun rapport avec ceux-ci, mais je vais assurément parler de ces derniers, dans un avenir rapproché.

Bonne nuit!



lundi 17 octobre 2011

Prendre le temps

Depuis 1 mois, jour pour jour, les minutes, les heures et les journées entières se bousculent.
Tout est une question de perception. Le temps a beau être une donnée mesurable et quantifiable, reste qu'il est parfois très volatile.

Loin de toi, les minutes semblent interminables, tandis qu'à tes côtés, ces mêmes minutes se transforment en millisecondes.

Je sais que je dois me "contenter" de vivre et d'apprécier le moment présent, mais il manque parfois un bon 3-4 heures dans certaines journées; surtout les fins de semaines.

Depuis 1 mois, c'est la première fois que je prends le temps de venir écrire. Pas parce que l'inspiration brûlait en moi, mais bien parce que je ne pouvais pas te voir, du moins, pour une partie de la soirée. Pour une rare fois, même loin de toi, devant mon blog, les minutes s'écoulent avec une rapidité hallucinante.

Ce soir je prends le temps d'écouter ma musique en écrivant. Si le ciel me le permet, je prendrai le temps de regarder la lune quelques minutes. Je lui parlerai peut-être. Je vais assurément la remercier: merci pour me permettre de rêver. C'est évident; que faire en regardant la lune, si ce n'est que de partir dans nos rêves, les plus fous les uns que les autres.

Je vais aussi prendre le temps de flatter mes chattes. Non pas que je ne puisse le faire lorsque tu es là, mais j'ai mieux à caresser, lorsque je suis à tes côtés.

Je vais aussi tenter de réfléchir à ce qui vient de m'arriver, à ce qui nous arrive présentement, ainsi qu'à ce qu'il nous arrivera. Je laisse la place au hasard et au destin, mais je veux provoquer certaines choses. C'est ce qui s'appelle mettre les chances de mon côté.

Hier, j'ai pris le temps d'aller jouer au soccer. C'est vraiment mon sport, il n'y a pas à dire, mais ta présence me manquait, même une fois rendu sur le terrain. Tout va à un rythme d'enfer depuis 1 mois. Les nuits sont courtes, les heures au travail sont éternelles, les moments collés passent beaucoup trop rapidement.

Bref, le temps me manque. Autant pour écrire, que pour t'exprimer à quel point je suis bien avec toi.


mercredi 14 septembre 2011

Un tabou qui fait bien des ravages. Parlons-en!

C'est dans les journaux et à la télévision ces temps-ci. On nous présente des statistiques, des chiffres par régions, par tranches d'âges, par sexes, mais on parle très peu des raisons. Peut-être parce que les disparus n'ont pas toujours laissé d'explications ou peut-être qu'on préfère jouer à l'autruche. J'en sais rien.

La certitude que j'ai par contre, c'est que je suis déjà passé par là, comme en fait foi cette chanson, écrite dans le cadre d'un cour de français au Cégep. Je ne me souviens plus très bien si c'était le nom du manuscrit ou celui du cour, mais ça s'intitulait "Anthologie de la jeune chanson québécoise". Le titre du recueil était "La vie est ailleurs"

Ma composition s'intitulait Le Suicidaire Imaginaire et c'était chanté sous l'air de "J'aurais voulu être un artiste".

Ça allait comme suit:

Je suis un être suicidaire
Qui voudrait bien quitter cette terre,
Pour ne plus jamais voir la mer
Et ne plus respirer cet air.

Je ne demande qu'à disparaître.

Je suis un être solitaire,
Qui ne veut rien savoir des autres,
Parce que ces derniers sont tous des traîtres
Comme Judas l'un des 12 apôtres.

Je ne demande qu'à comparaître

Je n'suis pas fait pour vivre cette ère,
Qui n'se réfère qu'aux notes scolaires,
On appelle ça égalitaire
Moi j'appelle ça être tortionnaire.

Je ne demande qu'à aller paître.

Pour en finir avec mon être,
Devrais-je attendre après les autres?
Qu'attendez-vous pour me faire taire?
J'peux plus attendre après vous autres.

Je trouve que j'ai assez souffert.

Ne craignez rien, c'était à une autre époque. Bien peu de gens connaissaient l'existence de ce texte avant aujourd'hui. En fait, je crois que nous étions que 10. Les 8 autres personnes qui ont écrit + le professeur.
Disons que ce n'est pas le genre de chose que tu mets dans ton c.v.

Toujours au Cégep Ste-foy, dans une classe de philosophie, on nous obligeait à écrire sur l'homme. À tous les cours, nous devions pondre quelques phrases en rapport à ce qui nous passait par la tête.

J'étais inspiré par le sujet et j'ai accouché de ces 4-5 lignes:

À tous ceux et celles qui trouvent que le suicide est un acte de lâcheté, je vous mets au défi de garder la même opinion après avoir pensé à ceci : celui qui se suicide doit sacrifier l'amour qu'il avait de sa mère, de son père, de ses frères et soeurs, de ses amis ainsi que le chemin qu'il avait parcouru. C'est un acte de courage, un message qui doit passer et faire réfléchir. Les jeunes n'ont pas la place qui leur revient dans la société. 

Enfin. Ce qui est écrit est écrit.

Pourquoi je ressors ça des boules à mites? Parce que plusieurs sujets du genre m'ont interpellé dans les derniers jours; demande de suicide assisté d'une personne gravement handicapée, l'histoire de Nelly Arcan vs son passage à Tout le Monde en Parle en 2007, le ministère de la santé et des services sociaux qui fait une tournée partout au Québec pour la sensibilisation du suicide chez les ainés, sans oublier la journée mondiale de la prévention du suicide, qui avait lieu le 10 septembre dernier.

Je vais essayé de me limiter à ces 4 "nouvelles", quitte à reparler du sujet dans un autre texte.

1 - Le suicide assisté ---> Évidemment je suis pour. Comme je suis athée, je ne peux pas argumenter en disant que ça va contre la volonté de Dieu. Bien encadrée, cette pratique permettrait à une minorité de mourants, de finir avec un peu plus de dignité, tout en allégeant des souffrances physiques et mentales, qui sont souvent endurées depuis beaucoup trop longtemps.

Je ne crois pas que mon jugement soit biaisé par le fait que je travaille avec ce type de clientèle, bien au contraire. De toute façon, j'ai toujours eu cette position face à ce débat, qui ne devrait pas en être un. Tant que certains ignorants prétendront que c'est un geste de lâche et tant que la religion prendra le dessus sur le côté humain, on restera au point mort. Pendant ce temps, des personnes saines d'esprit mais condamnées à mourir dans la souffrance, vont continuer d'agoniser un peu plus chaque jour. Bravo la société moderne.

2 - La "controverse", qui n'en ai pas vraiment une, concernant le texte "La Honte", récemment publié sur le site de Nelly Arcan. http://nellyarcan.com/pages/la-honte.php ---> J'adorais cette femme. Pas juste pour sa beauté rayonnante et sa poitrine invitante, mais bien pour le contenu de cette écrivaine. Je ne l'ai pas lu beaucoup car je n'aime pas vraiment lire, mais elle passait régulièrement à la télé communautaire pour discuter de sujets divers. Ce qu'elle disait était toujours pertinent et son vécu l'aidait à relativiser. Je trouve ça bien triste qu'elle se soit pendue, mais je suis bien mal placé pour la juger. L'histoire dans le Journal de Québec d'aujourd'hui, n'avait pas raison d'être. Sensationnalisme à la con.  

3 et 4 - Les ainés et les statistiques ---> On peut facilement regrouper les 2 derniers sujets, car l'un a été pondu dans le cadre de l'autre.


Les hommes entre 35 et 49 ans sont les plus susceptibles de mettre fin à leur jour. Viennent ensuite les hommes de 50 à 64 ans. Ces chiffres sont assez facile à interpréter, mais les solutions demeurent vagues. Dans ma tranche d'âge, c'est souvent les familles et les mariages brisés qui en sont la cause. C'est une interprétation de ma part, mais je crois que c'est assez réaliste comme constat. Étrangement, les hommes passent plus difficilement au travers d'une rupture. On a longtemps cru que les femmes étaient plus émotives, mais peut-être pas dans ces situations. Encore là, c'est mon humble avis.

Pour ce qui est des hommes de 50 à 64 ans, on peut probablement affirmer sans trop se tromper, que les raisons sont à peu près similaires. Il n'y a plus d'âge pour les divorces, et peu importe où on est rendu dans notre cheminement de vie, ça n'est jamais facile à vivre. La perte d'un être cher, d'un emploi ou d'un fond de pension peuvent aussi expliquer le phénomène.

En terminant, je crois que peu importe l'âge et le sexe, on peut facilement associer le mal de vivre, à la pression sociale et à l'argent. Malheureusement, ces deux maux ne sont pas appelés à disparaître dans un avenir rapproché. Comme c'est très rare de mettre la main sur des textes qui expliquent pourquoi quelqu'un a décidé de trépassé volontairement, le mystère restera entier encore longtemps. 




dimanche 11 septembre 2011

Difficile de passer à côté. Et pourtant...

C'est arrivé il y a 10 ans, jour pour jour. Près de 3000 personnes périssaient, dans ce qui allait être probablement le plus gros buzz médiatique de toute l'histoire moderne.

Mon texte ne sera pas long. Surtout si on le compare à tous les éditoriaux, toutes les premières pages de journaux et revues, toutes les émissions spéciales qui se répètent, année après année. Qu'est-ce que je pourrais ajouter de plus, qui n'a pas encore été dit ou écrit depuis 10 ans. Rien. En fait, rien sur cette catastrophe.

Je sentais juste le besoin de relativiser un peu tout ça. Bien entendu je trouve ça gros 3000 personnes. Ce n'est pas rien. Sans Oublier qu'il faut multiplier ce chiffre par un nombre inconnu, afin de quantifier les victimes au total; les familles des disparus, les amis, les collègues de travail et j'en passe. Ce 3000 prend alors des proportions beaucoup plus importante. Bref, tout ça je le concède sans broncher.

Ce qui me titille un peu, c'est l'alzheimer collective. Est-ce qu'il y a encore des gens surpris de ce que l'homme peut faire de plus sombre et macabre pour arriver à ses fins? Ces gens naïfs étaient où pendant les cours d'histoire? Ils ne reçoivent pas les journaux, ne regardent pas la télévision, sont déconnectés du monde ou quoi??? Combien de grandes guerres a-t-on subit depuis que le monde est monde? SVP, ne me répondez pas 2. Vous feriez partie de ces ignorants de l'Histoire.

D'après vous, combien de morts pendant toutes ces guerres? On a bien un nombre approximatif pour les 2 grandes guerres mondiales, mais c'est quand même très vague. Imaginez alors, en additionnant toutes les victimes innocentes, des toutes les autres guerres, qui ont duré assez longtemps et qui ont fait assez de ravage pour "mériter" ce nom. Et là, je n'embarquerai pas dans les génocides, ça allongerait mon texte inutilement et je m'écarterais du sujet.

Pourtant, depuis les 10 dernières années, on dirait que tout le monde vit et tourne autour de cette tragédie du 11 septembre 2001. Comme si jamais rien d'aussi gros et tragique n'avait jamais été commis auparavant,  par la voie de quelques illuminés.

Pourquoi je trouve les animaux supérieurs aux êtres humains? J'aime penser que c'est parce qu'ils sont assez intelligents et qu'ils existent depuis assez longtemps, pour savoir que l'argent et les religions finiraient par les anéantir. Décidément, l'humain ne l'a pas encore compris.

Malgré tout, je sympathise avec les familles des victimes.



lundi 5 septembre 2011

Ça m'apprendra.

Pendant un instant, j'y ai cru.

C'était très prometteur. Plus la semaine avançait, plus je jubilais.

Mais que s'est-il donc passé, entre mardi et dimanche, pour qu'on en arrive à un pétard mouillé pareil???

Ils en faisaient pourtant une telle affaire d'état. Tout le monde en parlait. C'était sur toutes les lèvres.
Irene par-ci, Irene par-là, les évacuations massives, la sécurité civile (FEMA) était assez alarmiste, bref, un peu plus et on instaurait un couvre-feu dans tout l'est des États-Unis. LCN était régulièrement en émissions spéciales et c'était le même son de cloche pour RDI. J'exagère peut-être un peu, mais à peine.

De la part de la chaîne de nouvelles de TVA, il n'y avait rien de bien surprenant à ce traitement disproportionné, du phénomène Irène. Premièrement, la très grande majorité des "journalistes" sur ce plateau, est de sexe féminin. On sait tous que les femmes ont tendances à exagérer, dans plusieurs situations. Deuxièmement, c'est un réseau de peurologues. D'ailleurs, à cause d'eux, ce mot se retrouvera probablement dans le dictionnaire d'ici quelques années. Cependant, un fait demeurait: la question n'était pas de savoir s'il allait y avoir des morts ou pas, mais plutôt combien allait-il y en avoir. 

Comme son compétiteur à la SRC est moins porté sur le sensationnalisme, c'était un peu plus dosé.

Ceci étant dit, ce qui me fait écrire ce soir ce n'est ni LCN, ni RDI, mais plutôt CNN.

Il y a 6-7 ans, je vouais un culte à Monsieur catastrophes naturelles. Il était tout le temps là où ça brassait. Anderson Cooper était intraitable. On avait l'impression qu'il pouvait passer 36 heures sans dormir, à suivre un vrai ouragan, genre Dennis ou Katrina. Juste à y penser, j'ai pleins d'images de lui dans ma tête. Pas parce que je le trouve beau, mais juste parce que j'aurais donné beaucoup, pour être à sa place.

Mais pas cette année. Pourtant, Anderson était prêt, son équipe était prête, les États-Unis étaient prêts. Résultat? Au moins 40 morts, des milliards en dégâts, des inondations localisées,  mais pas d'images saisissantes, dignes des grands cataclysmes.

Les breaking news de CNN annonçaient la tempête du siècle, mais au final il s'en est résulté d'un bon coup d'eau, accompagné de bons coups de vents et d'une bonne dose de panique collective.

Bien hâte de les voir partir en peur avec Katia, si elle continue comme ça....

La prochaine fois qu'ils s'emballent autant, je vais adopter la même attitude qu'en amour; pas d'attente = pas de déception.

Tranche de vie. Je voulais écrire là-dessus sans trop me forcer et c'est ça que ça donne. Est-ce que ça se vend de l'inspiration?

À moins que ce billet soit seulement un prétexte, pour parler d'un passe-temps que j'aime faire: suivre et filmer des orages. J'en reparlerai sans doute, dans un texte qui devrait être meilleur que celui-ci, c'est promis ;)


mardi 23 août 2011

Il était une fois, la fin.

Pas la fatalité, mais juste, la fin; celle qui clôt tout, qui boucle la boucle, exactement comme dans la toute dernière scène d'un film.

Une approche de notre existence souvent abordée, qui m'est venue soudainement à l'esprit, juste après avoir écouté du coin de l'oeil, "La Matrice" et 2 X-Men, tout en faisant du montage vidéo sur les éclairs et en jouant à FIFA. Bref, un gros samedi de looser ermite. Tout ça pour dire que, l'inspiration m'est venue.

Pourquoi ne pas vivre ça, comme si ce n'était qu'un simple film, qui venait tout juste de se terminer, après 1 an et demi de tournage, sur le plateau de la vie.

Je veux bien adhérer à cette philosophie de dépannage, mais va falloir m'expliquer où tout ça a merdé, car ce film était voué à un long et brillant avenir.

On avait, sans aucun doute, une recette gagnante pour notre histoire: de l'amour, de l'humour, de l'action, du suspense, du drame, de l'horreur, de la science fiction, du burlesque, du documentaire etc. Watatatow et Virginie ont duré au moins 14 ans chacun, avec les mêmes ingrédients. 

D'autant plus que, ma "Virginie" à moi était bien plus sexy que celle de Fabienne Larouche. Elle pouvait parfois sembler blonde stéréotypée, mais il n'en était rien. Tout comme Émilie Laurin, (pour les nostalgiques de Wat), mon héroïne avait tout un caractère. Elle était racée, sauvage, unique, déroutante, emmerdante à ses heures, comique, amusante, charmante, sensuelle, électrisante, généreuse, mais emmerdante à ses heures...bon, je m'écarte du sujet.

La répétition n'a pas duré très longtemps; à peine quelques jours, et quelques courriels envoyés. Quelques jours seulement de préparation, pour aboutir sur un projet de plus de 18 mois. Comme scénariste ça m'a plu, mais si c'était à refaire, je suis persuadé que l'actrice principale choisirait différemment comme prélude. Avec plus de ci, et moins de ça, qui sait où tout cela en serait rendu aujourd'hui.

Pour ma part, devant une page blanche, je conserverais cette même formule d'introduction. Lorsque tu crois avoir trouvé la perle, il n'est pas nécessaire de se préoccuper des étapes à franchir ou à ne pas franchir. Les conventions ne tiennent plus. J'imagine que Fabienne a eu à peu près les mêmes feelings, en passant Chantal Fontaine en audition. (Ok. J'étais un fan de la série Virginie. Pis après? J'assume, mais je ne reviendrai pas des dizaines de fois sur le sujet, promis).

Certes, les scènes n'étaient pas toujours faciles à jouer, mais la plupart du temps c'était une vraie partie de plaisir. Lorsque ta partenaire te donne la réplique de façon gentille et amicale, il n'y a pas de raison pour que ça ne fonctionne pas. Tout ce qu'il me restait à faire, c'était d'être d'accord avec tout ce qu'elle disait. C'est à ce moment  tout a basculé et que les acteurs principaux ce sont éloignés peu à peu.

La suite, je ne vous la raconte pas, car c'est du déjà vu. Vous imaginerez ce que vous voudrez, de toute façon, tout est une question de perception...je l'ai appris à mes dépends.

En tant que coauteur de cette aventure, je n'ai pu que constater ce que je savais déjà depuis longtemps: je suis bien meilleur acteur, que scénariste ou auteur. Lorsque j'ai de l'inspiration, de pourrais déplacer des montagnes, mais lorsque les idées ou la motivation n'y sont pas, je suis aussi efficace et créatif qu'une plante verte...et encore. 

Après toutes ces expériences mémorables, ce que j'aimerais présentement par dessus tout, ça serait de me contenter d'un rôle de simple spectateur, moi aussi. Après tout, même l'amateur de film le plus névrosé ne verse plus de larme, 2 mois après la fin de son long métrage préféré.

La fin de ce texte est aussi décousue et soudaine que la fin de notre histoire. Ce n'est pas les idées qui manquent, mais faut croire que je ne suis pas fait pour les fins hollywoodiennes...du moins, pour l'instant.


mardi 16 août 2011

Des papillons? Vraiment?

Retour sur mon texte du 22 juillet 2011. 

Vous connaissez le vieil adage qui dit qu'il n'y a que les fous qui ne changent pas d'idée? Eh bien sachez que je suis peut-être un peu borné et campé sur mes positions lorsqu'on me parle de religion, mais lorsqu'on discute de l'amour, je suis beaucoup moins ferme sur mes croyances. 

C'est après un échange de quelques minutes seulement, avec mon meilleur ami, que je me suis remis en question. Ça ne fait que quelques jours que la discussion a eu lieu, mais déjà, je peux prétendre que les bases de ce que j'idéalisais, sont de moins en moins solides.

Pour moi, il n'était pas question de vivre longtemps avec une personne, sans avoir eu tout d'abord, des papillons au début de la relation. Je trouvais inconcevable de passer autant de temps avec une fille, sans vraiment être en amour avec elle, ou, à tout le moins, l'avoir déjà été avec cette dite personne.

Pourtant, je l'ai déjà vécu, mais ce n'était pas mon idéal. Je visais sans cesse ce que j'ai finalement trouvé avec mon ancienne compagne. Tout y était; accélération intense et spontanée du rythme cardiaque lors des premières rencontres, étoiles dans les yeux lorsque je la regardais, perte momentanée de mes moyens, réflexions intenses sur l'avenir prometteur de la relation, perte de la notion du temps, qui filait toujours trop vite lorsque j'étais en sa compagnie, bref, le Grand Amour.

Je ne rentrerai pas dans les détails de l'année et demie qui s'en est suivie, mais aujourd'hui, avec du recul, je ne suis plus certain de vouloir retrouver ça à nouveau. Le prix à payer pour passer à travers la rupture sans trop de séquelles, est définitivement trop lourd pour me lancer aveuglément dans une autre histoire du genre.

Attention: n'allez pas croire que c'est fini pour moi les histoires d'amour. Ce n'est pas mon objectif. C'est juste que la prochaine fois, ça fait drôle à dire, mais je ne chercherai plus nécessairement la fille canon, genre "girl next door" qui va faire chavirer mon coeur et ma tête.

Il n'est pas question non plus d'abaisser mes standards pour finir avec une petite grosse sans aucun charme, juste pour être certain de ne jamais revivre une telle peine d'amour. Reste que je serai plus vigilant avant de laisser mon coeur s'emballer à tout rompre, devant une parfaite inconnue au corps de déesse. Le caractère de la prochaine candidate ne devra pas prendre plus de place que tout le reste. L'équilibre devra être de mise.

On dit qu'on apprend de nos erreurs, mais qu'en sera-t-il vraiment, si un jour, une occasion similaire à la dernière se représente à moi? Pour l'instant, je n'aime mieux pas y penser.

Ce n'est pas moi qui a inventé le dicton qui dit que l'amour rend aveugle, mais je pourrais malgré tout rédiger une thèse sur le sujet. Pas besoin d'avoir vécu ça des dizaines de fois pour savoir de quoi on parle. En fait, je ne crois pas que je serais assez solide pour vivre ça plus de 2-3 fois dans ma vie.

Ne reste plus qu'à en retirer des conclusions positives. Plus facile à dire qu'à faire...


dimanche 14 août 2011

N'essayez même pas de me faire changer d'idée, vous allez frapper un mur de scepticisme. Je suis ouvert d'esprit, mais pas à n'importe quel prix.

Voici un échange pris sur mon facebook, qui aborde le délicat sujet de la religion. 

Pour vous mettre dans le contexte, ça fait suite au décès d'un collègue de travail. Lui était chauffeur et sa femme est préposée comme moi.

J'arrivais des funérailles à Trois-Rivières lorsque j'ai écrit le début de ma pensée.
Je suis S.H. dans l'échange. Mon titre commençait comme suit:
Ta June n'en menait pas large tantôt. Tes 3 filles non plus d'ailleurs. Si c'est vrai qu'il existe quelque chose après la mort, j'espère que ça te permettra de veiller sur elles.

Salut Michel. J'espère qu'ils diffusent les games des Canadiens là où tu es.
  • S.H. - Plus jeune, on a essayé de m'inculquer que Dieu était bon. De un, je ne crois pas en ce Dieu, de deux, si jamais je me trompe et qu'il est vraiment le créateur, il est bon en quoi? En cuisine? En rénovations? En macramé? Il aurait fallu préciser, parce que côté humain, on repassera. C'est mon opinion, il ne vaut ni plus ni moins que le vôtre.


    L.L. - ‎...je t'offre mes condoléances mon Seb...


    S.H. - Merci Lou. Tu me fais signe si tu passes à Québec svp.


    M.P. - C'est vrai qu'Il est dur à suivre...Ces moments sont très pénibles à vivre. Pourquoi lui et pas une vieille personne à la place. Même les plus croyants ne comprennent pas toujours et peuvent avoir des doutes. Je l'ai vécu à Sarrazin.


    S.H. - À la limite, un pédophile, un batteur de femmes et d'enfants, un fraudeur, un multirécidiviste de l'alcool au volant. Il n'y a pas que les p'tits vieux qui devraient y avoir droit...

    M.P. - C'est lui cependant qui ne faisait pas attention à sa santé; surplus de poids, malbouffe, sédentarité. Dieu ne fait pas ses choix pour nous. Nous choisissons notre mode de vie. Il n'est pas responsable de tout.


    S.H. - Tu veux argumenter? Il était où ton Dieu lorsqu'une fillette se faisait violer par un mononcle vicieux, il faisait quoi lorsqu'un bon père de famille est décédé, suite à un accident avec un soûlon, et lorsque quelqu'un meurt d'une balle perdue en pleine rue, ils avaient couru après?

    M.P. - Je ne désire pas du tout argumenter; ce serait préférable que tu en parles avec Donna et Pierre.eux,ils pourront peut-être t'apporter plus de réponses que moi. Je te souhaite quand même une bonne soirée. Tu es révolté et c'est normal. Je me sentirais comme çà si il t'arrivait quelque chose. xxxxxx


    S.H. - Je connais la foi inébranlable de Donna et Pierre, mais il ne faudrait pas mêler la foi et les faits. Raël aussi a la foi. Détient-il la vérité? Se poser la question c'est y répondre.

    L.L. - Anthropomorphisme: Tendance à concevoir la divinité à l'image de l'homme, et à attribuer aux êtres et aux choses des réactions humaines.


    L.L. - Pour moi Seb, sans l'appeler dieu, je crois qu'il y a une énergie créatrive qui se manifeste sans intention... Actions et réactions sans jugements mais avec conséquences...

    P.B. - J't'aime gros mon Seb.

    S.H. - Moi aussi mon Phil.

    S.H. - ‎@ Lou --> J'achète pour la théorie d'une énergie quelconque ou d'un quelque chose d'inexpliqué, d'inexplicable et de non tangible. Même la personne la plus cartésienne et la plus rationnelle (ce que je ne suis pas vraiment), ne pourra pas donner de réponse à certains phénomènes.

    Encore une fois, je ne juge pas les gens qui croient au barbu en sandales, celui qui, selon eux, aurait donné la vie à tout. Je trouve juste que c'est de l'opportunisme que de tout ramener à lui, surtout lorsque de telles épreuves se produisent. Lorsqu'il y a de belles choses qui arrivent dans nos vie c'est grâce à lui, mais lorsqu'on parle de catastrophe, de décès, de cruauté etc, étrangement il n'est plus imputable de rien. J'ai de la misère avec ce concept. On dirait qu'on parle du gouvernement de Jean Charest...

    D'ici quelques jours ou quelques semaines, j'aurai avalé ma pilule et tout redeviendra presque comme avant pour moi. Par contre, j'ai une collègue qui vient de tomber veuve à 38-39 ans, avec ses 3 filles et pour elles, rien ne sera plus pareil, peu importe leurs croyances.

    Bon courage June, Emily, Marika et Laurie, ainsi qu'au reste de la famille et amis.

    Je crois savoir que vous aimiez beaucoup le soleil et la mer June et toi. 
    Repose en paix Michel. 

mercredi 3 août 2011

Vous connaissez quelqu'un qui en fait?

Vous savez, ce genre de traitement, comme dans le film avec Jim Carrey (Du soleil plein la tête, v.f. de Eternal Sunshine of the Spotless Mind), où il se fait effacer la mémoire. Pour ceux qui ne l'auraient jamais écouté, c'est à voir. Voici en gros le synopsis:

"Joel apprend avec stupéfaction que Clementine, son ex-petite amie, a fait effacer de sa mémoire tous les souvenirs de leur relation. Désespéré, il contacte l’inventeur du procédé, le Dr Mierzwiak, pour faire effacer Clementine de sa mémoire à son tour. Alors que ses souvenirs commencent à s’estomper, il redécouvre la passion qu’il éprouvait pour elle au début. Des recoins profonds de son esprit, Joel tente d’arrêter la procédure."

En gros, c'est ça.

La beauté de la chose, c'est le fait de pouvoir sélectionner avec précision, les souvenirs à faire disparaître.
Évidemment, on est dans la science fiction; la lobotomie est trop drastique, et l'alzheimer est trop imprévisible.

Il ne reste que le 'Temps', pour oublier. Mais pas celui comme dans " Le Temps arrange bien les choses". Plus souvent qu'autrement, ça mène à une situation qui traîne en longueur et qui n'est jamais vraiment réglée. C'est juste enfoui quelque part dans ta mémoire. Ça refait surface au moment où tu t'y attends le moins.

Cette expression a donc ses limites, bien que ce soit possible à l'occasion.
Lorsque j'ai "porté assistance", au suicide de mon hamster il y a plus de 25 ans, là, on peut dire que le Temps a bien arrangé les choses. On s'entend qu'on parle juste d'un rongeur, à l'espérance de vie de 2-3 ans en moyenne. On s'attache à la p'tite bête, mais après quelques heures ou jours de deuil, on passe à autre chose. Ce n'est malheureusement pas toujours aussi facile.

Tant de beaux moments magiques. Même les plus anodins; marches en forêt ou sur le bord du fleuve, les soupers fondue chinoise le samedi soir, les moments avec nos 4 chattes, les sorties au cinéma, aux magasins et même celles chez Métro. Se prendre en photo, un échange de regards et de sourires, se tenir par la main.

Le Temps qui m'aidera est plus celui du type " Il y a deux sortes de Temps: y a le Temps qui attend et le Temps qui espère." [Jacques Brel]

Le choix est facile à faire. (En attendant l'invention du traitement...




lundi 1 août 2011

Rêves vs Marijane

***N.B. ce texte date de 2009.

Ça fait plus de 10 ans que marijane fait partie de ma vie au quotidien. Presque 15 ans même.

La semaine dernière, j'ai décidé que c'en était assez. J'ai décidé de prendre une pause indéterminée.

Depuis que marijane est derrière moi, j'ai recommencé à rêver la nuit. Mais à quel prix...?

Même les spécialistes des rêves les plus émérites seraient embêtés d'interpréter mes dernières nuits. 

Ma première nuit de sobriété a été assez intense: j'ai tué une personne avec ma voiture, parce qu'il avait lancé une roche dessus  .
Le rêve se termine avec le gars ensanglanté à terre et ses amis qui s'enfuient en courant pour ne pas gouter à la même médecine...
je me réveil un peu troublé, mais je n'en fais pas trop de cas, en sachant très bien que ce n'était qu'un rêve.

La même nuit, probablement quelques minutes après m'être endormi après mon premier meurtre, j'assassine froidement le rappeur Québécois Sir Pathétik dans un bar, à l'aide de mon petit couteau suisse. Je lui ai tranché la gorge à 2 reprises, en pleine piste de danse. Sa face ne me revenait pas et j'ai décidé qu'il y passait. 

Avouez que comme première nuit avec supposément toute ma tête, c'est pas mal heavy. 

Je n'ai plus refait de meurtre depuis, mais j'ai quand même eu d'autres nuits assez mouvementées.

Tout d'abord, j'ai rêvé que Michaëlle Jean avait menacé mon ex-ex blonde pour qu'elle fasse adopter son budget à la chambre des communes. 
C'est parce que mon ancienne blonde est technicienne en laboratoire dans une pharmacie et qu'elle avait le même emploi dans mon rêve.
Comment pouvait-elle faire quoique ce soit pour madame Jean, alias celle qui mange des coeurs de phoques, alors qu'elle n'y connait crissement rien en économie ou en politique.
J'ai été voir la madame à son bureau situé à côté du Dagobert (?) et j'ai tenté de lui faire comprendre que Stéphanie en avait rien à foutre de son foutu budget et qu'elle pouvait se le mettre ou je pense.
Je me suis réveillé alors que je me faisais jeter dehors par les 2 gardes du corps de son altesse...

Toujours l'autre nuit, après un bon verre d'eau et quelques flattes sur la tête de ma chatte qui dormait sur mon lit, je me suis remis à rêver. Cette fois-ci, j'étais au Colisée de Québec. J'attendais en file depuis plusieurs minutes pour commander. J'arrive enfin au comptoir et je demande une barre Mars. Le gars me dit ça fait 2$. Je lui dis que ce n'est pas tout, j'aimerais aussi avoir 4 hot-dogs svp.

Le gars, ben sérieux, me répond "faut que tu refasses la file mon grand..."
"Pardon?" lui demandais-je
"T'as bien compris, faut que tu refasses la même file pour tes 4 rotteux"
J'ai repris l'argent que j'avais déposé sur le comptoir pour payer mes 4 hot-dogs imaginaires et je suis monté dans les bureaux de la direction pour me plaindre de cette idiotie. Je me suis réveillé au même moment où 2 bouncers du Colisée me tiraient par la fenêtre de l'édifice. 

Après toutes ces péripéties, j'ai presque le gout de devenir insomniaque...

C'est vrai que ça me manquait énormément de ne plus me souvenir de mes rêves le matin, mais là, si c'est pour être toujours comme ça, je sais plus trop. 

C'est normal vous croyez, pour un gars pacifique comme moi, de rêver à des âneries pareilles???

Je ne veux pas recommencer à fréquenter (ou consommer, c'est selon) marijane sur une base régulière, mais disons qu'après cette première semaine de sobriété, ça laisse à désirer.


Pour ceux qui ne comprennent rien à ce que je raconte en parlant de marijane, je vous invite à vous louer le film "Half Baked" ou "Faites à L'os" en traduction française, c'est encore meilleur . Un classique.

À vous de jouer au psy maintenant 

(C'était mon premier blog à vie. Je me suis défoncé, non? Et moi qui déteste écrire en plus...)

Pourquoi ressortir ce texte des boules à mites? Premièrement, parce que le site où il était hébergé l'a effacé (le l'ai retrouvé en cache seulement...merci google) et deuxièmement, je le trouve relativement divertissant.




vendredi 22 juillet 2011

Au sens propre, ça vole, mais au sens figuré, ça fait planer et c'est enivrant =) Qui ou que suis-je?

Comme second sujet, je vais tenter de démystifier, ou plutôt, de vulgariser, ma vision de quelque chose de bien spécial, que j'ai vécu il y a plusieurs mois et que j'ai finalement hâte de revivre. Ce texte a justement été écrit à cette époque, lorsque c'était tout chaud.

Ce n'est rien de palpable, de quantifiable ou de mesurable. Pourtant, même les scientifiques s'efforcent de trouver un moyen de percer son secret.

C'est parfois instantané, trop rarement éternel, habituellement très intense, mais malheureusement, plus souvent qu'autrement éphémère.

C'est comme si on...
C'est comme quand je...
C'est comme lorsque tu...
Finalement, c'est comme très difficile à décortiquer.

L'évènement commence souvent par une situation relativement banale.
Une rencontre, comme on en fait presque à tous les jours.
Cependant, on se rend rapidement compte, que ça ne sera rien de comparable aux précédentes expériences.

Ça débute par un échange de regards, généralement d'assez courte durée.
Ensuite, il y a une pause, suivi d'un deuxième regard. Juste pour être certain qu'on ne rêve pas.
Ce moment est souvent un peu plus long, car il est accompagné d'une réflexion interne.
On peut déjà dire, à cet instant bien précis, que le processus vient de s'enclencher.

Ce n'est rien de bien sérieux encore, mais le simple fait de faire pédaler le hamster au deuxième étage, suffit pour identifier les premiers balbutiements de la chose.

Après le cerveau, c'est au tour du coeur de réagir.
Il accélère graduellement en pulsations, sans jamais s'emballer assez pour que ce soit considéré comme dangereux.
Il réagit juste assez différemment, pour qu'on sache que ce moment laisse présager quelque chose que nous n'avions pas anticipé en débutant notre journée.

Viennent ensuite les caractéristiques suivantes, dans un ordre aléatoire --> les mains moites, les sueurs un peu partout, les petits gestes saccadés, les tics nerveux qui font surfasse et j'en passe...bref, rien de bien agréable, comparé à toute la sensation intérieure que ce nouveau sentiment nous procure.

Ce n'est pas vraiment à ce moment qu'on perd la tête pour de bon, mais ça peut être le début de quelque chose de formidable. Enfin, on se le souhaite tous, un jour ou l'autre.

Alors, vous avez deviné?




jeudi 21 juillet 2011

Bell grosse marde! (Mieux vaut tard que jamais...)

Cherchez-moi pas!!!

Voici à quoi ça ressemble, quand je me donne la peine d'envoyer une lettre "sérieuse", à une compagnie arrogante.


Problème de débranchement avec Bell Canada été 2008 (418-871-****)

J'ai baptisé ce fait vécu "Bell grosse marde ou, l'art de niaiser son client..."

Premier contact, jeudi 26 juin 2008 aux alentours de 12:40: numéro composé = 310-2355. Demande à Émilie: Débranchement

Je débute avec Mélanie C. qui me transfère après quelques minutes à Jean-François H., avec qui je passe le plus de temps.

Je commence par lui demander mon débranchement pour le 1er juillet 2008 car je déménage et je ne veux plus de ligne résidentiel. Il me propose comme alternative de baisser mon tarif à 13$ et des poussières en enlevant mon afficheur, mon service de télé-réponse et autres services du genre pour faire baisser ma facture. Je lui réponds que je ne suis pas intéressé car ma copine et moi avons un forfait famille avec nos cellulaires et que nous ne jasons pas au téléphone. Il insiste un peu, mais je persiste à lui dire que je garde ma première idée du débranchement..

Ensuite, je lui fais la demande d'une ligne fictive (ce que vous appelez une ligne sèche) pour garder mon plan internet avec Bell. Il me dit qu'un technicien pourra passer dans les 6 jours ouvrables et que ça me mènera au 7 juillet. C'est très long comme délai pour le peu que ça implique comme charge de travaille, mais je n'en fais pas trop de cas.

Durée totale de l'appel: un bon 30 minutes et même plus.

Le 4 juillet 2008, un ami à moi téléphone à mon "ancien numéro" le 418-871-**** et laisse un message sur ma boite vocale. Il me contacte par la suite sur mon cellulaire (418-951-****) et me mentionne que mon téléphone doit encore être branché car mon système de télé-réponse fonctionne toujours, au-lieu d'avoir le message qui dit "Il n'y a plus de service au numéro composé".

Deuxième contact, samedi 5 juillet 2008 vers 14:20: je compose à nouveau le 310-2355 pour savoir ce qui arrive avec ma ligne résidentiel. Je demande à Émilie: Débranchement.

Je débute avec Samuel P. à qui j'explique ma situation. Il me met en attente pour me transférer au bon endroit. Après plusieurs, plusieurs minutes, j'entends quelqu'un reprendre la ligne puis raccrocher. Ça commençait très bien.

Durée totale de l'appel: 9 minutes 50 secondes, mais pas plus avancé.

Troisième contact, samedi 5 juillet 2008 immédiatement après m'être fait raccrocher au nez par Samuel P. Je recompose le 310-2355 pour évidemment retomber sur Émilie. Ma demande cette fois? DÉMÉNAGEMENT CALISSE!

Je parle maintenant à Alexandre M. Je lui dis que je viens d'être coupé par un préposé au service à la clientèle de Bell et que j'aimerais bien qu'on m'explique ce qui se passe avec mon débranchement. Je lui spécifie que, lors de ma prochaine facture, je m'attendais à ce que les journées supplémentaires branchées me soient créditées, car je n'ai même pas accès au téléphone à ma nouvelle adresse. Le préposé trouve ça tout-à-fait logique. Il me transfère alors à Nabila C.

Temps passé avec M. Mainguy + attente : 8 minutes 30 seconde

Je me plains à madame Cherdoud du service que je reçois de Bell par rapport à mon problème. Je sais pertinemment que le service peut se couper à distance sans trop d'effort, mais, pour je ne sais trop quelle raison, on ne cesse de me faire à croire que ça peut prendre entre 2 et 3 jours ouvrables pour faire un débranchement.

Elle fait la recherche de mes appels précédents dans mon dossier, pour m'annoncer quelques minutes plus tard, qu'aucune demande de débranchement n'avait été faite lors de mon appel du 26 juin. ??? Je ne comprends pas, elle met ma parole en doute? J'ai bien demandé d'être débranché pour le 1er juillet, sinon, pourquoi le clown à Jean-François H. m'aurait offert un tarif moins cher? C'est clair qu'il voulait me garder comme client, mais il se devait de passer ma commande de débranchement malgré son désaccord, non? Eh bien de toute évidence, il ne l'a pas fait. Ou oui, il avait fait quelque chose, il m'avait commandé la ligne sèche seulement.

C'est alors que j'ai proposé à Nabila de repasser l'enregistrement de mon appel du 26 juin. Après tout, la machine au début de l'appel nous prévient que ce dernier peut être enregistré. Elle m'a dit qu'elle n'avait pas accès à cet enregistrement, mais qu'un superviseur me contacterait à cet effet dans les 5 jours ouvrables...donc d'ici vendredi le 11 juillet. Elle me donne mon numéro de billet qui est le 1490149. Je lui ai demandé le numéro où je pouvais me plaindre officiellement du service reçu par Jean-François H. et elle m'a donné le 1-800-668-2355 en ma garantissant que je pourrais parler à un responsable pour demander des explications supplémentaires.

Temps perdu avec Nabila C.? plus de 31 minutes, attentes incluses.

Quatrième contact, 9 juillet 2008 9:50. Je pitonne le 1-800-668-2355 en pensant pouvoir parler à quelqu'un de responsable, mais devinez quoi? Je tombe à peu près au même endroit qu'avec le 310-2355...

Je suis accueilli par Alex, numéro d'employé 6024954. Je me trouve redondant de lui ré-expliquer mon cas, mais je n'ai pas le choix. Il semble même presque sympathique. Il vérifie mon dossier et me dit que la priorité est de couper ma ligne, car aucune demande de débranchement n'apparaît dans mes appels antérieurs................il me dit que ça ira au 11 juillet.........sans commentaire.

Et ma ligne sèche alors? Car c'est sans trop de surprise que je vous annonce que je n'ai pas encore internet (j'ai transféré ce texte sur une clé usb pour l'envoyer par un tierce ordinateur). Ils devaient venir le 7 juillet mais à 14:30 ils n'étaient pas encore passé. Comme je travaillais en après-midi j'ai du quitter à 14:30. Mon voisin de pallier par contre a été dehors toute la journée et aucun camion de Bell, ni d'Entourage n'est venu.

Croyez-le ou non, ma ligne sèche devrait aller au 21 juillet......................la goutte qui a fait déborder le vase. Je lui ai demandé de parler à un superviseur sur le champs. Il m'a placé en attente un très long moment pour revenir me dire que son superviseur (Isabelle Poisson) partait tout juste pour une réunion et qu'elle me contacterait après cette dernière. Je lui ai fourni mon numéro de cellulaire en plus de celui de ma blonde, mais aucun appel.

Durée totale à faire rire de moi lors de ce dernier appel à ce jour? 38 minutes 20 secondes.....................

À date, pour un simple débranchement, j'ai passé près de 2 heures avec des préposés (ou des idiot d'incompétents, c'est selon...) de Bell Canada. Ça fait 2 semaines que ma 1ère demande a été faite... c'est complètement ridicule. Le pire, c'est que rien n'est encore réglé.
Merci de bien vouloir me faire un suivi. Gamook, 9 juillet 2008
Pour être bref

Jean-François H..de = 30 minutes et +
Samuel Pa.a.is = 9 minutes 50 secondes
Alexandre Ma..guy = 8 minutes 30 secondes
Nabila Cherd..d = 31 minutes et +
Alex 6024954 = 38 minutes 20 secondes
Isabelle Poisson (le superviseur à qui j'aurais bien aimé parler) = 0 minute


Problèmes réglés

Débranchement - Non
Ligne sèche - Non
Garantie que ça sera rétroactif au 1er juillet 2008 sur ma facturation - Non


Pensée du jour

"Au lieu d'investir dans les publicités grotesques de castors, mettez votre argent là où ça peut vraiment rapporter et faire une différence: il n'y a pas de prix pour avoir un service à la clientèle courtois, compétent et à l'écoute des besoins du consommateur au bout du fil".
un client qui en a vraiment ras-le-bol...
je dirais même, ras-le pompon!

3 ans plus tard, ma saga avec Bell est terminée.

J'ai même eu mon 4 minutes de gloire, au Grand Journal de 17H, à feu TQS. J'en ai profité pour ridiculiser cette compagnie de bouffons. Afin de régler mon problème une fois pour toute, j'ai dû demeurer au téléphone pendant plus d'une heure avec le dernier préposé. J'était chez nous, accompagné de Kathleen Frenette et Stéphanie D. ainsi que le caméraman qui me filmait. Tout ça pour un 3-4 minutes après la salle de montage. 

C'était tellement du n'importe quoi, que tout en argumentant avec le dernier clown, j'ai pu sortir cette phrase, textuellement : "Qu'est-ce que tu veux que j'fasse avec tes tomates? J'ai tu d'l'air d'un cultivateur???"
Mémorable...

Bref, Bell Canada, plus jamais.

Gamook